|  CHEVAUX DE L'HISTOIRE... | On dit que : " derrière chaque grand homme se cache une femme. " Pourquoi pas : " derrière chaque grand conquérant ( euh!... mégalomane ) se cache un cheval." Bien des chevaux ont participé à l'histoire de l'Humanité. |
| |  Bucéphale | Qui n'a pas entendu parler de Bucéphale le cheval d'Alexandre le Grand? Alexandre eut Bucéphale quand il n'était encore qu'un adolescent. Certains disent qu'il l'appela " Tête de boeuf " parce qu'il avait une grosse tête. Mais nous préférons la version de Valerio Manfredi dans " le fils du songe", la première partie de son épopée " Alexandre le Grand " :
"... Soudain un hennissement s'échappa de derrière une colline... C'était un son aigu et pénétrant, un souffle puissant, pareil à celui d'une bête sauvage, d'une créature chimérique... Puis on entendit le bruit de sabots de bronze qui faisaient trembler la terre. Les hennissements retentirent de nouveau avec plus de force et de fureur. Philippe se tourna vers son fils et lui dit : " je t'ai apporté un cadeau. " ... Alexandre s'arrêta stupéfait. Devant lui, en contre-bas, un étalon noir se cabrait... Il était plus noir qu'un corbeau et avait sur le front une étoile blanche en forme de bucane... secouait sa longue crinière noire...Alexandre s'avança tout doucement, dos au soleil. Il pouvait le voir pleinement éclairé, il pouvait voir son front large et noir, et sa tache blanche en forme de crâne de boeuf. " Bucéphale, murmura-t-il. Bucéphale... Voilà, voilà ton nom... "
La première et plus belle conquête d'Alexandre! Bucéphale accompagna son humain sur tous les champs de bataille et le porta à la conquête du monde. Quand son cheval mourut, Alexandre l'honora en fondant une ville sur son tombeau... Boukephalia. Entre une mère névrosée et un père tyrannique, alcoolique et qui battait sa mère, il a eu bien du mérite ce pauvre Alexandre à réussir dans la vie. On veut croire que c'est son cheval qui l'inspira. |
| |  Incitatus | Incitatus était le cheval adoré de Caligula, un empereur romain quelque peu névrosé et plutôt cruel. Caligula lui avait offert une écurie de marbre. Rien n'était assez luxueux pour sa mascotte. Naturellement, suivant la mode de l'époque, Caligula fut assassiné. On se laisse à rêver que son cheval a été épargné et a retrouvé un mode de vie un peu plus naturel. " La veille des jeux du cirque, il ordonnait à des soldats d'imposer silence à tout le voisinage pour que rien ne troublât le repos de son cheval Incitatus. Il lui fit faire une écurie de marbre, une crèche d'ivoire, des housses de pourpre et des licous garnis de pierres précieuses. Il lui donna un palais, des esclaves et un mobilier, afin que les personnes invitées en son nom fussent reçues plus magnifiquement. On dit même qu'il voulait le faire consul. " Citation du " Caligula ", 55, de Suétone Extraite de Bibliotheca Classica Selecta
Illustration : Lithographie de S. Dali sur The Salvador Dali Print Gallery |
| |  Volucris | " ... Personne pratiquement ne connaît la passion de Lucius Verus ( empereur avec Marc Aurèle de 161 à 169 ) pour les chevaux de course. Il pouvait passer des jours entiers à assister à des courses de chars au "Circus Maximus". Il possédait des chars et un grand nombre de beaux chevaux pour lesquels il entretenait une correspondance avec quelques célèbres éleveurs pour s'informer de leurs méthodes d'élevage. Il les aimait tellement qu'il recueillait les vieux chevaux qui ne pouvaient plus courir et les faisait soigner à ses frais dans ses propriétés. Il s'enticha en particulier d'un cheval de cirque nommé Volucris ( l'Oiseau ), qu'il se faisait amener en son palais couvert d'une housse de pourpre avec toutes les marques d'honneur. Il voulait qu'on récompensât son agilité à la course par des boisseaux de pièces d'or et faisait garnir son râtelier de raisins secs et d'amandes, il lui fit même bâtir un tombeau. Verus alla jusqu'à porter sur lui une statuette en or de son cheval préféré et à appeler Volucris un grand vase à boire dont il se servait durant ses orgies."
Extrait d'un excellent site, quand on est fan d'Empereurs romains |
| |  Borysthène | Hadrien, empereur de Rome de 117 à 138, a honoré son cheval de chasse, Borysthène, d'un tombeau monumental doté d'une épitaphe écrite de la main même de l'empereur.
Le cheval d'Hadrien s'appelait donc Borysthène (ou Borystènes, nom grec du Dniepr, fleuve du pays des Alains d'où provenait le bel animal). Selon l'historien Dion Cassius ( Histoire romaine, livre 69, 10 ), il fut son cheval de chasse favori, si bien qu'à sa mort, l'empereur fit édifier une tombe à son intention, sur laquelle il fit placer une épitaphe hippique, rédigée de sa propre et auguste main : " Borysthénès l'Alain, impérial cheval de chasse, qui par la plaine, par les marais et par les collines étrusques savait si bien voler… qu'aucun sanglier, quand il chassait les sangliers de Pannonie, de sa dent étincelante de blanc n'osa blesser… de sa bouche il éclaboussait de salive l'extrémité de sa queue. Mais dans la force de sa jeunesse, comme il arrive souvent, en pleine possession de ses moyens, il a atteint son dernier jour. Il repose ici dans la terre. "
Extrait de Noctes Galicanae : Le Haut-empire |
| |  Wagram, Vizir, Marengo et les autres... |  Bien que nous ayons lu que Napoléon n'aimait pas les chevaux, sans doute en raison de tous les équidés sacrifiés lors de ses campagnes, et était piètre cavalier, nous sommes convaincus du contraire. Il assurait un repos mérité à tous ceux qui l'avaient bien servi et vouait une affection toute particulière à certains d'entre eux.
Son préféré devait être L'ingénu surnommé Wagram , étalon autrichien noir jais avec trois balzanes, offert par l'empereur d'Autriche. Il l'emmena en exil sur l'île de Sainte-Hélène.
Vizir lui fut offert par le sultan de Turquie. C'était un étalon arabe gris plutôt petit ( 1,35 m ). Né en 1793 et décédé en 1826, il est conservé empaillé au musée de l'Armée. Lui aussi l'accompagna en exil en avril 1814.
Marengo, étalon arabe bai, né en 1794 et mort en 1832, a été capturé par les anglais en juin 1815 après la bataille de Waterloo. Son squelette est conservé à l'Impérial War Museum de Londres.
Illustration : La bataille d'Iéna, 14 octobre 1806. Tableau peint par Vernet, un des rares tableaux où Napoléon ne monte pas un cheval blanc pendant les batailles. Or il n'en voulait pas car il aurait fait une cible facile pour l'ennemi.
À visiter et à lire Les chevaux de Napoléon de Philipe Osché.
|
| |  Der kluge Hans | Voilà un cheval qui défraya les chroniques vers 1905. Né et élevé en Allemagne, son intelligence le fit connaître dans toute l'Europe. Extrait de Wikipédia :
" Hans , entraîné par M. von Osten, était capable de répondre à des questions arithmétiques en tapant du sabot, et même de lire, d'épeler, d'identifier des notes de musique lorsque les questions étaient préalablement converties en nombres. Un comité de treize savants, la Commission Hans, fut constitué par le philosophe et psychologue Carl Stumpf pour vérifier ces allégations. Constatation troublante, le cheval répondait correctement même en l'absence de son maître, ce qui infirmait l'hypothèse d'une supercherie. Le comité passa le relais au psychologue Oskar Pfungst, qui publia les résultats de sa recherche en 1907. On parle depuis du " phénomène Clever Hans ". Oskar Pfungst étudia ce cas d'une manière expérimentale. Il effectua les tests suivants :
- isoler Hans et l'interrogateur de tout spectateur, pour éviter tout indice extérieur ;
- utiliser d'autres interrogateurs que le maître de Hans ;
- l'aide d'œillères, faire en sorte que Hans ne voie pas l'interrogateur ;
- poser des questions dont l'interrogateur ignorait les réponses.
Il constata les faits suivants :
- le cheval répondait correctement, quelle que soit la personne qui posait la question ;
- mais il ne répondait pas correctement :
. quand la personne était hors de son champ de vision ; . quand la personne ignorait elle-même la réponse à la question. Pfungst en déduit que le cheval devait interpréter le comportement de la personne qui l'interrogeait. Il s'y intéressa donc et remarqua que de minuscules mouvements du visage trahissaient la réponse correcte, et que le cheval réagissait comme à un stimulus à ces petits mouvements musculaires. Ce n'était donc pas une supercherie, car :
- ces mouvements étaient indépendants de la volonté de l'interrogateur ;
- le cheval réagissait véritablement à un stimulus.
Toutefois, le cheval ne " réfléchissait " pas véritablement à la question en elle-même. "
|
| |  Victoire-dans-Thèbes et Mout-est-satisfaite |  Les deux chevaux qui portèrent Ramsès II à la victoire de la bataille de Qadesh : " ... Que diront les gens lorsqu'on entendra que vous m'avez abandonné, seul avec personne, et qu'il ne vint vers moi aucun officier supérieur, capitaine aux soldats pour me tendre la main, lorsque je combattais ? » J'ai vaincu des millions de pays étrangers, étant seul (avec) mon attelage : Victoire-dans-Thèbes et Moût-est-satisfaite, mes grands chevaux. C'est en eux que j'ai trouvé un appui lorsque j'étais seul, combattant de nombreux pays étrangers. Moi-même, je continuerai à leur faire manger leur nourriture, en ma présence, chaque jour, lorsque je serai dans mon palais. C'est eux que j'ai trouvés au milieu de la bataille avec mon écuyer Menna, les échansons de ma maison qui étaient à mes côtés, mes témoins en ce qui concerne le combat... "
Extrait de " La troisième bataille de Qadesh " d'après le poème de Pantaour. Passionnés par L'Egypte... La Balance des 2 Terres |
| | |
|
| © 2007-2010 Gemelli-equi.com | mardi 2 mars 2010 |
|
|
|