|  | | "L'automne 2008 aura été la saison des grands changements. France n'a jamais voulu mettre aucun de ses enfants en pension, ni même en garderie. Le jour où la Borie Haute s'est transformée en pension, elle a pris une décision, nous rapprocher d'elle et surtout de Trys. Plus question de nous voir juste une fois par semaine ou pendant les congés. Le problème est que l'Andorre est un tout petit pays et on ne trouve pas facilement le terrain et encore moins la "cort", endroit où nous mettre à l'abri à la mauvaise saison, qu' exige le gouvernement pour pouvoir faire entrer du bétail (nous sommes considérés comme tel, n'en déplaise à beaucoup). Il faut aussi se déclarer exploitant agricole avec un minimum de 2000 m2 de terre. Ça peut paraître peu mais les pâtures d'été sont à notre disposition dès la belle saison... Des hectares de pré sans clôture! Enfin, on imagine mal nos humains nous émanciper et nous laisser aller à notre guise avec nos congénères. Mais Trys a un papa particulièrement dévoué à notre cause. Le bonheur et la santé de son fils étant en jeu, il a remué ciel et terre. Des connaissances et amis se sont mobilisés. Merci à tous ceux qui se sont impliqués avec coeur et abnégation dans cette aventure. Il en a fallu aussi des démarches et des coups de téléphone aux différentes administrations pour obtenir nos papiers de sortie du territoire français et notre entrée sur les terres andorranes surtout pour tout coordonner car rien ne pouvait être fait au-delà de 48 h. La transporteuse ne pouvait nous amener qu'un samedi donc obligation de passer la frontière avant midi. Mais... qui veut peut! Et voilà! Le samedi 27 septembre, à 7 h du matin nous partions de la Borie Haute, discrètement, en solitaire. S. et O., les transporteurs ne nous étaient pas inconnus. Ils nous avaient déjà amenés du Pas de Calais. Cette fois le trajet allait être plus court, 280 km au lieu de 1000 km! Trys nous suivait en voiture. Nous entendions Donna hennir et nous appeler malgré le tas de foin que Trys lui avait laissé. Nous avons été bien sages tout le trajet, Trys nous a entendus hennir à l'arrêt des différents péages. Il avait le coeur gros de nous séparer de nos copains de la ferme mais il était certain que nous allions nous plaire dans notre nouveau chez nous. Tout s'est bien passé à la frontière où le papa de Trys nous attendait avec notre autorisation d'entrée en Andorre. La police andorrane nous a arrêtés pour s'assurer que nous étions en règle. À midi pile nous étions à l'Hortalet, notre chez nous et quel chez nous! Une belle grande borda toute en pierre à deux étages, située au sola (versant sud) et à un peu plus de 1700 m d'altitude. L'étage du haut est pour garder le grain et le foin. Il y a des ouvertures dans le sol pour envoyer le foin directement dans la crèche de l'écurie. C'est amusant de recevoir le foin sur la tête et on arrive au galop quand on entend Trys bouger en haut. Pour l'instant nous partageons la borda avec la récolte de tabac de celle à qui nous devons d'être là. Mme P., nous ne vous remercierons jamais assez! Merci aussi à P.M qui nous a laissé ce qui sera notre pré d'été en bordure de rivière, sur l'ubach (versant nord) À peine lâchés, nous avons fait les fous. Le pré n'est pas grand mais il était bien appétissant. Il nous a fallu à peine 2 heures pour bien prendre nos repères, un peu plus longtemps pour nous habituer au moteur bruyant des quads et des motos cross qui montent les fins de semaine" |
|  |  | Quand vous arrivez par le chemin du bas |
|  | Eh eh! Elle est bien plus vieille que nous! |
|  | Comme nous la voyons du milieu du pré |
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|  | La remise, interdite aux gros gourmands que nous sommes car il y a la luzerne, la paille et surtout nos flocons!!! Les roundball de foins sont en haut. |
|  | Le grand luxe! Notre baignoire avec l'eau courante et qui vient directement de la source. Aujourd'hui elle n'est plus si blanche |
|  | Notre dortoir et réfectoire. À droite la crèche qui a été agrandie depuis mais nous sommes des coquins, nous nous faisons nous-même notre lit en ajoutant du foin par dessus la litière de lin |
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|  |  | Amusant de rivaliser avec les 4 x 4 qui passent de temps en temps |
|  | Nous pouvons voir le versant nord où nous avons notre résidence d'été |
|  | De la porte de l'écurie nous dominons toute la vallée. Nous voyons même où habitent Trys et sa famille |
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|  | Adoption instantanée de notre abri |
|  | Un pré bien vert qui ne l'est pas resté longtemps |
|  | Notre 1ère journée s'est achevée. Vers 21 heures, tout le monde est redescendu. Nous les avons regardés partir. Deux heures plus tard, Trys revenait voir si tout allait bien. Et nous étions à brouter au fond du pré. |
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| |  | Demain nous fêterons notre premier mois dans les Vallées. Nous avons aussi fêté nos 3 ans et demi le 22 octobre. Pas de sorties les 1ers jours car pas encore assez habitués aux quads et aux motos cross qui n'hésitent pas à monter le muret qui borde notre pré. Le 17 octobre a été le jour de notre 1ère sortie, pas trop loin mais nous avons bien profité des bas-côtés du chemin. Le terrain est bon pour nos sabots, tantôt du gravier, tantôt du sable ou de l'herbe. Roar, la tête fièrement relevée, à l'affût de toutes les nouveautés et prenant un plaisir particulier à regarder au loin... Rilya Dae, la tête dans l'herbe, uniquement préoccupée par le banquet que lui offrait la nature En rentrant de cette 1ère balade, une fois nos licols retirés, nous sommes partis à fond de train dans le pré et avons régalé Trys et France de figures diverses
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| | | |  Couleurs de l'automne | Nos humains habitent à 3 km de chez nous, dont 1,7 km de piste. Quand ils sortent Synué dans le chemin en bas de leur immeuble, ils peuvent nous voir avec des jumelles.
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| |  | Nous entendons Trys, France et Synué de loin et les attendons en les appelant |
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| | |  | Rilya Dae en inspectrice des travaux finis. On ne sait jamais qu'on agrandisse mal la crèche! |
|  | On n'oublie pas l'essentiel, nos pieds! Roar préfère dehors |
|  | Rilya Dae dedans. |
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| | Rilya Dae nous fait son spectacle à chaque rentrée de balade. Aussi Trys a décidé de mettre à profit toute cette énergie. La 1ère fois, elle n'a pas trop compris ce qu'on attendait d'elle mais il y avait le pot à bonbons qui tintait joyeusement dans la main de son humain, alors elle a commencé à courir derrière lui pour rattraper les gourmandises en fuite. Roar assistait, stoïque, à la scène, attendant que Rilya Dae et Trys s'arrêtent le temps d'une petite récompense. Il venait réclamer la sienne! France a acheté une vraie toise pour nous mesurer... Nous sommes de très petits irish cobs, loin des 1,38 m supposés. Mais l'altitude va nous faire pousser.
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| | | | | Après deux sorties, Rilya Dae a bien saisi comment fonctionnaient ses humains. Ils vont chercher les licols, chouette! On sort. Là, elle met carrément la tête dans le licol tant elle est pressée de sortir. "La dernière balade, nous avons croisé des quads, des 4 x 4, des motos mais nous étions tellement occupés à brouter que nous ne nous sommes guère inquiétés." Et nous voilà de retour au pré, Rilya Dae va boire puis revient vers nous et attend en poussant Trys du bout des naseaux. C'est une invitation au jeu. Elle veut se défouler en compagnie. Trys va chercher la boîte à bonbons et là commence un vrai ballet qui laisse Roar perplexe un premier temps. Puis monsieur rentre dans la danse. Quelques minutes magiques difficiles à fixer correctement car le soleil se couche déjà...
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