|  Superfétation | C'est l'implantation d'une nouvelle grossesse dans un utérus qui contient déjà une grossesse en développement. Ce type de grossesse est déjà connue chez certains mammifères.
"La superfétation s'applique à la femelle gestante de deux embryons ou foetus d'âge différent. Ce phénomène a été décrit chez la vache et la truie. Il ne semble pas qu'elle résulte de la fécondation d'ovocytes émis lors d'oestrus différent mais plutôt d'une diapause embryonnaire." Définition extraite de la Faculté de médecine vétérinaire- Université de Liège
. " C'est probablement chez le lièvre que l'on a mis en évidence les phénomènes de superfétation, c'est-à-dire le fait que les hases puissent être fécondables alors qu'elles sont déjà gestantes. Ce même phénomène a aussi été décrit chez le chevreuil et le blaireau." . " La hase est apte à se faire couvrir une nouvelle fois quelques jours avant d'avoir mis bas : l'un des canaux de son utérus est prêt à expulser les levrauts alors que l'autre, resté vide, peut recevoir de nouveaux spermatozoïdes. C'est le phénomène de superfétation. " Extrait de L'Arche de la Nature
C'est un phénomène extrêmement rare chez les autres mammifères, notamment les juments. La superfétation entraîne la plupart du temps la mort foetale.
Ne pas confondre la superfétation avec la superfécondation
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| |  Morts foetales | "La mort foetale peut survenir aux différentes périodes de la gestation. Elle est le plus souvent suivie de l'expulsion du foetus (avortement) chez les espèces unipares et pluripares si la mort des foetus est simultanée. Parfois cependant, le ou les foetus ne sont pas expulsés. Il en résulte leur momification ou macération si le col est fermé ou leur transformation emphysémateuse lors de contamination utérine.
La momification
La momification consiste en une transformation aseptique du foetus. Les liquides allantoïdien et amniotique se résorbent, le placenta se désengrène et s'accole au foetus. Les muscles se rétractent, la peau s'autolyse et le foetus se transforme en une masse brunâtre, gluante pouvant subir une infiltration calcaire justifiant l'appellation de lithopédion parfois donné au foetus momifié. Les causes de la momification sont peu claires. Diverses possibilités ont été évoquées telles des anomalies génétiques, chromosomiques ou hormonales, des infections ou encore la torsion du cordon voire l'utilisation de corticoïdes au cours du 2ème trimestre de la gestation . La momification s'observe chez la vache en cas de gestation simple ou double le plus souvent après le premier tiers. Dans ce second cas l'un des deux fœtus peut être vivant. Sa non expulsion est due à la présence de l'autre fœtus vivant . Cette pathologie a été décrite chez la vache, la jument, la truie et la chèvre . Chez la jument elle est plus fréquente en cas de gémellité. Le plus souvent, le plus petit des deux foetus meurt en cours de gestation (5ème-6ème mois) et est expulsé lors du poulinage. Chez la truie, il peut y avoir plusieurs fœtus momifiés (parvovirose). Leur présence n'interfère pas avec la gestation qui se poursuit normalement. Les symptômes sont discrets. La suspicion est avancée en l'absence d'un développement du ventre correspondant au stade de gestation présumé voire à un allongement de la gestation (>290 jours et parfois plusieurs mois). Le diagnostic sera confirmé par palpation manuelle transrectale. On identifiera ce faisant l'absence de thrill, de liquides allantoïdien et amniotique, de cotylédons. La paroi utérine moule intimement le foetus momifié. Ce dernier peut parfois se situer à l'apex de la corne et en rendre le diagnostic plus difficile Le traitement consistera à provoquer l'expulsion du foetus momifié au moyen de prostaglandines en cas de présence d'un corps jaune ou d'oestrogènes (5 à 10 mg de benzoate ou de valérate d'oestradiol) répétés tous les deux à 5 jours. . L'expulsion s'observe au bout de 2 à 4 jours. Dans la plupart des cas le fœtus momifié doit être extrait du vagin manuellement . Les corticoïdes sont inopérants compte tenu de la mort fœtale. Dans certains cas, il faudra recourir à une césarienne. Chez la jument, la simple dilatation manuelle du col permet parfois d'extraire le foetus momifié. Le pronostic de cette pathologie est habituellement bon du point de vue de l'état général mais réservé compte tenu des lésions endométriales sur le plan reproducteur. Le foetus momifié En cas de foetus momifié, on observe un épaississement très net de la paroi utérine et la présence de structures hyperéchogènes accolées à sa face interne. Le foetus n'est pas systématiquement visualisé.
La macération
Plus rare que la momification, la macération est surtout observée chez la vache. Elle est imputable à une digestion bactérienne du fœtus caractérisée par une imprégnation lente de ses tissus par les liquides organiques aboutissant à leur ramollissement et leur dissolution. Les os se séparent et finissent par baigner dans une masse liquidienne jaunâtre d'odeur fade. Ces liquides peuvent parfois se résorber et certains se fixer dans la paroi utérine. Si pendant ce processus, le col s'ouvre, il s'en suit très rapidement une transformation purulente du contenu utérin et une altération importante de la paroi utérine. Cette évolution assombrit très nettement le pronostic reproducteur de l'animal voire dans les cas les plus graves son état général. Le traitement visera comme dans le cas de momification à l'expulsion du contenu utérin au moyen de prostaglandines voire d'oestrogènes. Il se complètera par un traitement anti-infectieux local et général. Les corticoïdes sont inopérants. Le foetus macéré La présence d'un foetus macéré s'accompagne habituellement d'une différence dans l'échogénicité des liquides allantoïdiens et amniotiques. Alors que les premiers sont habituellement anéchogènes, les seconds contiennent des particules échogènes résultant de la décomposition foetale. Les contours du foetus ne sont pas identifiables." Extrait de la Faculté de médecine vétérinaire- Université de Liège
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|  | Momification de foetus équins
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| |  Superfécondation | C'est la fécondation de deux ovules à peu près en même temps par des spermatozoïdes provenant de deux mâles différents. Dans ce cas là les faux jumeaux ont deux pères différents. "La superfécondation consiste en la fécondation au cours du même oestrus de plusieurs ovocytes par une semence provenant de plusieurs mâles. Elle est commune chez les espèces multipares telles que la chienne et la truie mais beaucoup plus rare chez les espèces unipares. Dans l'espèce bovine on a néanmoins rapporté la naissance de veaux jumeaux l'un de race Holstein et l'autre de race Hereford." Définition tirée de la Faculté de médecine vétérinaire- Université de Liège
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